17 avril 2009

Cloud passager ou j'ai besoin d'engrais

 

IMG_0463.JPGA vous je peux bien le dire, malgré toute l'énergie et le soin que je mets à me bricoler, au jour le jour depuis que je sais, une putain de belle patate, 

à la fin du mois il aura définitivement changé d'herbage et ma volonté s'effrite.

Alors je  laisse s'accumuler, un peu partout où elles le peuvent, les larmes retenues, mes yeux baignent dans la flotte, mon temps est suspendu à cette échéance et j'ai peur de ne pas être assez étanche quand la crue sera venue. Même si je devine que l'histoire finira bien et que les héros trouveront une autre façon de garder le lien....

 pour l'instant, j'ai la trouille du manque à venir, de perdre le fil entre lui et moi, de ne plus le voir, j'anticipe une catastrophe qui n'arrivera probablement pas et je me fais des écorchures pour rien je le sais bien....mais c'est tellement plus rigolo de se faire du mal pour le plaisir !!?

Un fils de 21 ans qui quitte sa mère pour vivre sa vie, c'est juste un peu normal, fais pas chier, Pénélope.

Tu t'apitoies sur ton sort ou je rêve ?

Tiens, mouche-toi un bon coup et arrête de chouiner bordel de bordel !!

J'efface ces mauvais nuages d'un geste rapide, plus le temps, trop de trucs à faire, et je repense à ce texte, noté sur un coin de carnet il y a longtemps, et qui tourne dans ma tête depuis quelques jours :

"L'exercice de mourir peut, à mon sens, conduire à célébrer la vie : il m'arrive, des après-midi entières, de me mettre au lit, paisiblement sous la couette. 
Je meurs et je quitte peu à peu mes ambitions, mes rêves. Je me dépouille pour un temps des attentes irréalisables, des regrets et des projets fous. Je ressens qu'un jour je ne serai plus et que le monde n'a pas besoin de moi. Je me libère des exigences pour essayer de prendre ma juste place dans l'existence. Sur le lit, je m'entraîne à la mort. Rien de macabre ici ! Je m'octroie juste une trêve pour me rappeler que je ne suis pas immortel. J'imagine alors mes enfants, ma femme, mes amis continuer  leur chemin sans moi. Etrangement, la perspective de perdre peut me réjouir, m'alléger .La libération que tu accompliras de manière défintive, je peux l'opérer dès à présent pour, par amour de la vie, mourir à tout ce qui n'est pas essentiel."

Alexandre Jollien, philosophe. 

Voilà, ça va mieux.

A plus bobo, ou presque. Juste une petite croûte sous le coude là ....comment ça vous ne voyez rien ?

Siiiiiiii, làààààà, regardez !!!

Ce soir, nous sortons et j'entends sa musique trop forte derrière la porte.

Réconfortant.

Bon week-end les anges !!

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Commentaires

le jour d'octobre où Lola ma fille est partie pour Montpellier emmenant avec elle princesse Inès, j'ai pleuré tout mon saoul. Je pleurais les jours d'avant, j'ai pleuré les jours d'après. Lola aussi d'ailleurs... Et puis doucement, on s'habitue, on trouve un autre mode d'échange (vive skype !), bref, on se fait à une nouvelle vie avec eux (les enfants chéris) un peu moins présents. Ce que je redoute le plus, ce sera le jour du départ du dernier et petit chéri de sa mère.
Bon courage, de toute façon, c'est bon d'aimer.

Écrit par : Laure | 17 avril 2009

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C'est vrai que c'est rude de les voir partir, et inquiétant un peu. C'est le moment où l'on se demande si on a tout bien fait pour les équiper pour la vie.
Mais passé le moment des larmes, c'est aussi de la fierté de les voir se débrouiller, et quand ils envoient un texto ou qu'ils tchattent avec môman pour dire que c'est la meilleure môman du monde, quel bonheur !! Bon courage, la musique trop forte va vous manquer ...

Écrit par : la maman de poissons | 17 avril 2009

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Hé bé... ce serait presque émouvant, si j'avais encore capacité à m'émouvoir sur les mamans ! (Non, je déconne pas...)

En revanche, relisez votre premier paragraphe : y a une couille...

Écrit par : Didier Goux | 17 avril 2009

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@laure merci
@la maman des poissons nous verrons bien....:) merci
@didier g. vous êtes sûr de vouloi jouer aux devinettes un samedi matin ? "la crue sera venue" peut-être ? oui mais j'aime la musicalité de la phrase....

Écrit par : mrsclooney | 18 avril 2009

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nous vivons je crois la même chose ..en tout cas le même âge pour notre enfant qui "s'envole"...quand à moi cela se passera pour la prochaine rentrée universitaire....pour l'instant il n' y a pas de larmes.... quelques nuages sombres de temps en temps
on aura fait ce qu'on aura pû... hein ma belle .... bisous toi

Écrit par : vero | 18 avril 2009

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Va falloir s'accrocher un peu...mais c'est dans le contrat de la maman ça...
C'est quand ils n'arrivent pas à partir qu'il y a échec maternel...

Donc tout va bien...tu vas pouvoir te remettre à la moto...

Bye

Écrit par : L'âme homme | 18 avril 2009

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Je ne sais plus qui disait "partir c'est revenir un peu". Espèrons que ce cruel aphorisme se révèle exact dans le cas présent... Amitiés virtuelles.

Écrit par : b.mode | 19 avril 2009

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b.mode : j'ai confiance :) et merci beaucoup pour ce petit mot de réconfortant, really.....
l'âme homme : on est d'accord.
tout va bien, il fait beau, le début de soirée agréable et mon fils ne m'a jamais empêché de refaire de la moto tu sais, il en fait lui même, c'est juste que c'est comme pour le ski et le reste.... avec l'âge, j'ai peur. merci à toi pour ces quelques mots
@vero, ma véro pardon de ne pas trop passer te faire un petit coucou.J'aime de plus en plus ce que tu fais, surtout avec ces touches de couleur vive !! grosse bise

Écrit par : mrsclooney | 19 avril 2009

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J'aime.
:)

Écrit par : balbc | 20 avril 2009

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tout ce que je trouve à dire, c'est que le temps, ça guérit tout (ou presque), et que tes bobs vont s'envoler, don't worry!

Écrit par : crevette | 20 avril 2009

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J'en ai vu partir, mais on n'est jamais bien loin et le moment où ils reviennent arrive aussi vite que la crue que tu redoutes.

Et c'est encore meilleur, je trouve.

Biz

Écrit par : Dom | 20 avril 2009

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"La tragédie de la mort est en ceci qu'elle transforme la vie en destin". Pas facile dès lors de continuer à avancer.

Courage

Écrit par : Mancioday | 21 avril 2009

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The show must go on...

Mais c'est un peu dur parfois.

Écrit par : CManu | 21 avril 2009

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je ne sais si cela te réconfortera mais tu as REUSSI... ton grand p'tit gars, né pour quitter le nid, quitte le nid...
je te sers vrituellement dans mes bras et t'offre même un kleenex pour te moucher... allez vas-y pleure... après ça va mieux, toujours...
Kiss kiss.

Écrit par : Le Chat | 21 avril 2009

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