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29 mai 2009

Chronique du dedans de ma vie

Un 28 mai au hasard ......

Sms des familles :

"coucou c'est ta tante !!! nous sommes à Amsterdam sur un promène-couillons, JP (tonton) et moi on t'embrasse Happy birthday chérie !!!"

Réponse de l'heureuse quarantenaire (et quelques nano poussières) mûre à point :

" merci beaucoup Tatie, ici je meurs, pense à me ramener de l'herbe qui fait rire !!!"

(J'en parle sur Twitter, comme Demi Moore, histoire de faire mon intéressante, je raconte ma vie parfois sur Twitter):

"Tante Odile m'envoie un petit Happy Birthday/coucou/chou/darling/ti amor de sms from Amsterdam...(ramène moi de quoi me faire rire merci Tatie !!! je lui répond),

message à l'opérateur SFR : je plaisante."

Les gars, les filles, l'opérateur " big brother is watching you" m'a répondu :

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Limite, ça fait peur non ?

....

Allez, sinon dans la série, fais ce que je te dis, fais pas ....."

"m'Aaaaaan !!!"

"quoi,pardon, comment ????"

"veux me faire un tatouage sur le ventre et le mollet droit, regarde celui-là, il est trop beau !!! et passer mon permis moto .....aussi (point)."

"..... même pas dans tes rêves mon chéri."

 

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Ceci est le père de l'enfant
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Ceci est la mère de l'enfant
(la vie d'une repentie rangée des voitures, n'est pas toujours simple ou comment rester crédible ? si tu montes sur une moto je meurs..)

26 mai 2009

To be or not to be anonyme ?

 

Le postulat de base proposé par Nicolas est celui-là :« Bon, Mesdames, Messieurs, chers compatriotes, on parle beaucoup de l’anonymat dans les blogs mais au fond de nous-mêmes est-ce qu’on ne devrait pas s’en foutre royalement dans la mesure où la plupart des gens ne savent même pas ce qu’un blog ? Ne serait-on pas un peu trop centrés sur nous-mêmes ? »

Eric bloggeur, tu me tagues poses la question, je répond bien volontiers :

Bon, l'anonymat, mon nombril, le blog et moi. Le blog, mon nombril, l'anonymat et moi.

Un scoop pour démarrer ?

Je ne suis pas mariée à George, George Clooney n'est pas mon mari.

Je le trouve beau c'est vrai. Pas le nom, George l'homme.

Mais ce n'est pas pour cette seule raison que j'ai choisi de prendre ce pseudo improbable, digne d'un superbe Skyblog scintillant de mille gifts, il y 4 ans.

Ce nom à la place du mien ? Ce nom plutôt qu'un autre.

J'aurais pu choisir "mes ailes" ou "mort aux cons",

nOn,

j'ai trouvé que Madame Clooney c'était bien, ça parlait à mes histoires d'amour et autres broutilles de ma real life.

Classe et bourré de caféine. 

Oscar Wilde  a dit : " c'est lorsqu'il parle en son nom que l'homme est le moins lui-même, donnez-lui un masque et il vous dira la vérité."

Pile-poil ce dont j'avais besoin.

Un rempart entre l'écran et ma vie. Une sorte de distance de sécurité.

Madame Clooney, hop distance de sécurité, tout le monde à 10 mètres.

Je n'en parle à personne, je bricole dans mon coin des trucs et des machins qui restent à jamais inconnus de tous, je me fais du bien, je crache ma petite colère, tranquille...

Internet m'offrait un cadre parfait pour évacuer mon trop plein d'émotion, ce besoin du " moi je" en Mondovision, écrire des mots dans un journal virtuel fermé par un cadenas  dont j'étais été la seule à avoir la clé, comme à la grande époque de ma pré-adolescence boutonneuse.

Faire des photos en loucedé de mes gosses, des chats, de mes pieds, parfait.

Je n'imaginais pas qu'en 2009, j'en serais encore là....à écrire et à me demander le pourquoi du comment de l'utilité d'un pseudo.

Quelques dizaines de milliers de visites plus tard, il a changé bien sûr (vieilli), poussé, évolué, il n'est plus trop cet objet d'égocentrisme- grattage de nombril du départ, 

causer de moi m'intéresse moins, j'ose si peu l'intime, j'ai la conscience et l'envie de ne pas (trop) décevoir les gens qui me lisent, et 

parler du monde qui m'entoure, de la vie en général et de la notre en particulier, me parle beaucoup plus. 

Garder l'anonymat n'est donc plus essentiel pour moi.

Sauf que j'écris toujours sous un pseudo et que l'on pourrait croire que je cherche à me planquer ?

.....

Si je tape mon vrai nom sur Google, il n'atterrit pas (encore) chez Madame Clooney, mais les ressources de la "bête" sont immenses et j'imagine que cela viendra un jour.

Je crois que cela m'est bien égal au fond.

Comme le souligne très justement Nicolas, la plupart des gens autour de moi n'a aucune idée et se fout bien pas mal, oui c'est à vous que je parle mes copines, de ce qu'est un blog et de son "utilité" en vrai dans la vraie vie.

 Je relativise la nécessité de rester anonyme du départ....Le "oh my god, mais si ma voisine me lit ?" ma voisine ne me lit pas et quand bien même, qu'importe ?

Seuls, ceux qui cherchent, trouvent.

Et ceux-là je ne vois pas bien comment je pourrais les en empêcher.

Quand un certain média papier de "gauche", reprend une de tes notes (sans te prévenir il parait que ça se fait comme ça mais c'est pas grave) où tu racontes deux, trois trucs un peu perso, le risque que quelqu'un qui te connaît bien, fasse le lien entre "lui" et toi est grand,

est grand, et te tombe sur la tête quand tu t'y attends le moins, entre deux crêpes au sucre bien pégeuses.

Ma très chère mère m'a "découverte" à cette occasion-là, en mars dernier.

(elle qui ne lit jamais aucun journal, c'est un comble)

-dis-moi j'ai trouvé "ça" en prenant le thé chez Simone, ça serait pas toi Madame Clooney, par hasard ?

(Voilà, ça c'est fait, merci SImone)

non mais si ça te gène que je sache, j'oublie ce que je viens de lire, hein !!?

(petite mère menteuse va).

Je ne suis pas assez politiquement engagée pour avoir peur d'une mauvaise réaction au boulot ou dans mon entourage, je ne raconte pas (plus) mes histoires de cul, je ne dis plus de mal de mes voisins ou des copines adorées, je navigue à vue et j'assume tout ce que j'ai pu écrire jusqu'à maintenant.

Sauf quand je dis que j'écoute parfois Florent Pagny dans ma voiture et que je chante à tue tête "Là ou je t'emmeneraiiiiiiiii"

ça j'assume pas du tout....et d'ailleurs je n'ai rien dit.

Que les gens qui me lisent sachent mon vrai nom de famille (beaucoup moins glamour), apporterait-il quelque chose de supplémentaire à l'histoire ? 

Un petit plus.

(A part bien sûr pour ceux qui auraient une envie soudaine de m'offir des fleurs via Interflora, cela va de soi).

J'ai comme un doute.

Madame CLooney c'est moi. Je ne me cache pas derrière ce nom emprunté à George(pardon George).

Le plus gros compliment que quelqu'un qui me connait bien puisse me faire, c'est me dire qu'il me reconnait, que c'est bien moi et qu'il n'y pas (trop) de décalage entre ici et là-bas.

Même si je ne dis pas tout, on est d'accord !!

est-ce que beaucoup de gens tiennent à ce que je leur fasse une description détaillée de mes dernières douleurs abdominales ou de la gastro du chat ?

non, n'est-ce pas....on est d'accord.

Madame Clooney, c'est juste un nom de scène.

.....

16 heures 23 - je me dis que, dans 2 jours j'ai 44 ans et j'hésite entre les pleurs et la crise de fou rire,

je me dis que je ne prendrai définitivement pas ce foutu TGV qui fait grève, qui m'empêche d'aller au Centre Pompidou pom pom pidou boire des coupes avec mes copines et j'ai envie de massacrer un rail (merci la SNCF),

je me dis que Frédéric Lefebvre est un gros.....

mais, au fait, qui est Frédéric Lefebvre ?? zut j'ai oublié.

et  que Monsieur Claude Allègre, c'est le monsieur qui  ne croit pas au « réchauffement global » mais au « changement climatique », et qui pense que ce n’est pas si grave, que le CO2 n’est pas un facteur notable et surtout que l’activité humaine n’est pas en cause.(Backchich),

(bon, il pense bien ce qu'il veut on est d'accord),

mais" intégrer  dans un gouvernement à la tête probable d'un ministère de la recherche et de l'industrie quelqu'un qui nie la réalité du changement climatique et les résultats de la communauté scientifique, c'est un signe très fort"

Et un tout petit peu embêtant....

C'est quand déjà le prochain Grenelle sur le réchauffement climatique ?


(Pardon Céline, pardon Marie)

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23 mai 2009

des phrases

Je suis devenue adulte avec une sociabilité de grande personne.

J'ai dormi après qu'il est rentré.

Sourire immobile.

J'ai des envies de décroissance,

certains matins c'est à s'envoler loin.

Devenir un pur esprit,

mais il va falloir que je fasse quelques tests.

Ce qu'il reste de sel après qu'on a pleuré

et me fondre dans le néant.

Être en retard, l'histoire de ma vie.

Envisager les distances à vol d'oiseau,

c'est tout moi.

Je devrais ranger ma vie, remplir, plier, donner, laver, scotcher, jeter, jeter, jeter....

Le pire est une question de point de vue.

Tu crois ?

:)

Je suis fourbue, trop d'émotions.

Cette nuit j'ai poussé la porte d'une agence de voyage, derrière le guichet Viggo Mortensen, ça ne m'interpelle pas plus que cela, c'est l'avantage des rêves, on y est beaucoup plus open que dans la réalité.

Un billet pour Miami, j'ai demandé.

Pour quelle date ?

Le 26 mai, mardi prochain.

Oh madame, vous n'avez pas de chance, mardi c'est la grève. Aucun train ne décolle,

désolé.....

Pas autant que moi Viggo, pas autant que moi.

Bien dormi ??

(cette note n'a pas été écrite sous l'emprise d'une quelconque drogue, juste beaucoup de café et trop peu de sommeil)

Dip dip dip 11 heures, et si je passais l'aspirateur dans le frigo ?

(j'avais oublié la musique)

19 mai 2009

« Je ne crois pas au parti républicain, ni au parti démocrate. Je ne crois qu’aux parties génitales »* Samantha

Shopi ducoin - 12h12

- ça vous va bien !

- pardon ?

-  le concombre dans la main, ça vous va bien !

- ah ouais ? bon. Ben merci....

(repose le concombre vite)

Si ça se trouve c'est sessuel ? m'en fous, moi ça m'a fait sourire....

ET puis,être harcelée sessuellement au SHopi ducoin, entre un rangée de salades vertes et une pyramide de tomates, à mon âge,

comment vous dire ?

ça ne se refuse plus pas.

*( Samantha de Sex and the City of course)

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Dans la série, nous vivons décidement une époque formidable ou poussons le cynisme-après moi le déluge jusqu'au bout ;

Le fabricant français de chaussettes Olympia vient d'être condamnée en appel, par le tribunal des prudhommes, pour ne pas avoir proposé (en plein accord avec le comité d'entreprise, la direction décide de ne pas proposer de "reclassements indignes dans son usine de Roumanie au salaire de 110 euros par mois") de reclassement en Roumanie à 47 ses anciens salariés licenciés, à leur verser 2,5 millions d'euros de dommages et intérêts, soit 30 à 40 mois de salaires..

"Cette décision pourrait signer l'arrêt de mort de l'entreprise. On commençait à voir le bout du tunnel, malgré la crise, et ça nous tombe dessus. On ne peut pas payer. On n'a pas le premier sou", souligne la dirigeante de l'entreprise, Catherine Rambaud. Outre la survie de l'entreprise, la décision de la cour d'appel de Reims menace les 296 emplois restants à Romilly-sur-Seine.

Bon. SYmpa pour les copains qui restent.

La loi c'est la loi, a répondu leur avocat.

Mais quand même non ?

Bon laisse tomber.

Il y a quelques jours, un patron castrait avait proposé à 9 de ces salariés en cours de licenciement, un reclassement en Inde pour 69 euros par mois.

"C'est inacceptable !!" avait réagi Luc Chatel, secrétaire d'Etat à l'industrie, suivi de très près par une Laurence Parisot outrée et rouge de colère :

"C'est honteux, humiliant, sadique, inacceptable"

"C'est la loi française qui nous oblige à faire par écrit une proposition de reclassement si on dispose d'autres sites, même si c'est en Papouasie ou au Bengladesh. Je suis conscient que c'est stupide, mais c'est la stupidité de la loi» s'était défendu le PDG de Carreman.

Effectivement.....

En même temps, mon petit doigt me dit qu'il a eu le nez creux de suivre cette loi "stupide" au pied de la lettre Monsieur le Pédégé, pour le coup là non ?

 

15 mai 2009

Terre d'accueil ?

 

Certains matins, ce que je lis sur la vie de notre monde me fait perdre les maux.

Mélody Gardot, vas-y chante !!!

Quoi faire d'autre ?

"Sarkozy, je te vois !!!"

 

 

 

13 mai 2009

Sauvez-moi ou crevez avec moi *ou s'il vous plait, vous voulez pas aller voter le 7 juin ? Pour me faire plaisir, oui d'accord c'est du chantage, j'assume.

Lundi soir, il y avait Mots Croisés sur France 2,

deux sujets au programme ; le procès FOfana et les 2 années de Nicolas Sarkozy.

Dans le second débat et pour tenter de faire un bilan de début de mandat présidentiel, il y avait Caroline Fourest, Rama Yade, Gisèle Halimi et Jean d'Ormesson. 

J'ai fait un truc de dingue dis donc, j'ai pris un bloc, un Bic et j'ai retranscrit, vite vite et en mettant sur pause de temps en temps, ce que disait cette femme. Parce que sa pensée de lettrée,éclairée mettait des mots sur mon mal à ma France que je ressens (j'ai essayé d'être le plus précise possible et bien sûr, tout ceci n'est pas contractuel) :

A la question d'Yves Calvi sur le bilan de Nicolas Sarkozy, voilà ce qu'elle a répondu :

" La France avait envie d'être bousculée.....et pour beaucoup d'entres nous, elle l'a été, bien au-delà de ce qu'ils imaginaient.
Depuis 2 ans, nous avons eu beaucoup de discussions, souvent stériles, sur le style présidentiel, mais on a souvent oublié de parler du fond des réformes qui sont menées et de l'endroit où elles nous emmènent.

Depuis 2 ans, nous ne sommes plus dans la même France.

Beaucoup (dont moi le scribe du jour) ne pensaient pas qu'on irait si vite et si loin dans la destruction du modèle français.

Qu'est-ce le modèle français :

- une république laïque qui ne distingue pas ses citoyens même pour faire de la discrimination positive,

- une république qui a une certaine conception de l'école, comme quelque chose de central, et qui croit en la présence d'un état fort, qui distribue, qui partage, des services publics, une protection sociale que le monde nous envie....

Sur tous ces plans, avec plus de 70 réformes, l'état s'attaque au modèle français et le fragilise, les franchises médicales, les réformes de l'hopital etc.....

Le chef de l'état tente de nous expliquer que cela n'a rien à voir avec la logique d'entreprise, mais ce n'est pas vrai.

On est en train de fabriquer des pôles technocratiques qui n'ont qu'une idée; optimiser l'hopital en fonction de la rentabilité des soins.

L'attaque contre l'école publique par exemple, elle n'était plus à la hauteur de sa mission c'est un fait, mais nous avions là une occasion unique de la renforcer !!!

Au lieu de cela, nous sommes en train d'accéler sa chute, de faciliter son agonie au profit de l'école privée catholique.

Le "plan Espoir Banlieu" n'a plus beaucoup de moyens (fadela Amara qui à l'heure où j'écris cette note se tâte toujours, UMP pas UMp sa vie est un enfer) pour rétablir l'égalité sociale dans les quartiers difficiles mais il en trouve sans problème pour ouvrir des classes catholiques privées en banlieu. 

L'Etat organise la propre concurrence de son service public et participe ainsi à sa chute....

Le gouvernement a été élu sur un programme qui était d'amoindrir la puissance publique  sous prétexte de remettre de la compétitivité et de la productivité dans ces domaines.

(Soit. On peut être d'accord après tout....)

Mais la crise économique est arrivée, elle a montré que notre modèle de régulation des puissances publiques était quelque chose de bien, qui nous protégeait du gouffre que connait le modèle anglais et américain.

Alors le président essaie, comme il peut, de corriger par des discours sa trajectoire initiale, mais dans les actes il continue d'être sur son diagnostic économique (sa fascination pour le modèle américain, les subprimes etc...) bien qu' invalidé par la crise.

Il continue à détruire la puissance publique et il masque cette destruction progressive des services publics par une hyper-présidence qui nous fait (parfois) oublier qu'elle est belle et bien en train de vaciller."

(merci Caroline)

Quoi que l'on pense du chemin que prend la France, on peut s'en réjouir ou en être mortifié, mais 

il faut juste  avoir bien conscience qu'elle est train de changer, que toutes les valeurs qui faisaient la France sont transgressées.

Profondément. 

QU'il n'y aura probablement pas de marche arrière possible.

Et que ?

Gisèle Halimi a dit un truc très beau d'Aragon : "je me sens en étrange pays dans mon pays lui même".

Il faut (re)voir quelques épisodes de "Urgences", le film "Minority Report" tiré de la nouvelle de Philip K.Dick et tous les films de Ken Loach si l'on veut se faire une idée de ce nouveau monde qui va être trop bien.

(je sais pas. Je sais plus. Chuis perdue, veux mourir!!!!! veux que mon fils revienne à la maison, oui je sais c'est la life, on fait des enfants pour qu'ils... gna gna gna, m'en fout !!! merci à toi copine au napperon sacré de star qui a tenté de me remonter le moral mais je veuuuuuux qu'il revienne. Point.)

Ce n'est pas la dissolution totale et définitive dans le Sarkozysme décomplexé, des héritiers (qu'ils disent ou qu'ils croient) de François Mitterrand, qui va m'aider à avoir une réflexion moins épidermique et plus juste sur la situation actuelle de mon païs.

Le PS est en train de crever et quand je vois les atermoiements d'un "certain", les "retournements de veste " d'un autre mamouth, les réflexions d'un vieux gateux en quête d'un peu de lumière, les excuses en bois d'un "jeune" con, j'ai plus du tout envie d'être en empathie avec le mourant, j'aurais plutôt besoin de sortir l'arbre à gifles et de l'achever à grands coups de lattes,

dans ta gueule !!! 

et de voter écolo aux prochaines élections ainsi qu'à toutes celles qui suivront.  (je sais je me répète)

Parce qu'il n'y a plus que cette cause ; la planète, la couche d'ozone, la disparition des icebergs et de la forêt amazonienne et la survie du thon rouge en eau salé qui me fasse "bander" (si je réfléchis un peu) et qui me donne envie de taper avec mes petits poings aux ongles manucurés de ce matin, sur tout ce qui bouge. 

Pardon, mais je laisse tomber Martine et cie. Qu'ils se démerdent....

Et parce que je ne pourrais pas mieux dire que ce Fred Vargas* a écrit pour Europe Ecologie, voilà ce qu'elle dit des raisons de son engagement écologique :

"Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés. On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.

Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. (....)« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? »(..). On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

(...)S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore".

Ou pas. 

Le ponpon sur la cerise de cette note un peu longue, je l'offre bien volontiers à notre chère future ex Garde des Sceaux qui, tenez-vous bien, a dépensé, selon les informations fournies par le ministère au Journal officiel,  436 euros de journaux chaque jour.

Par jour.

436 euros par jour

Sachant qu'un numéro de Vogue coûte 4,90 euros.

....

Je vous laisse, j'ai encore deux ou trois gnous à tuer.

Ca ne sert à rien mais ça soulage.

10 mai 2009

Le dernier qui part, ferme la maison

 

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Le rachat du Club Med par Bernard Tapie se précise, je lis.
Mais alors....
Youpi, on va tous être actionnaire du fameux club,
sans les dividendes bien sûr.
Claude Allègre se verrait bien ministre.
Bon.
72 ans, ancien ministre, ancien socialiste
Ok.
En même temps, qui ne tente rien n'a rien, n'est-ce-pas ?
Toute honte bue, bien entendu.
Si on pouvait juste éviter de lui refiler le ministère de l'Ecologie, ça serait mieux.
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Et pour terminer en beauté ce 10 mai 1981 2009,
cette phrase merveilleuse que l'on doit à Richard Gasquet, contrôlé positif à la cocaïne en mars dernier :
"Compte tenu de la complexité de ce dossier, je réunis actuellement les preuves de mon innocence et fixerai le moment opportun pour m'exprimer".
Te casse pas Richard, on a compris.
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Zen

 

 

 

06 mai 2009

y a un truc particulier à fêter aujourd'hui ? pourquoi on me dit jamais rien à moi....

Aujourd'hui 6 mai 2009, je laisse la parole à Océane, lectrice du Figaro.fr :

"bonjour à toute l'équipe: je trouves lamentable et dégueulasse de salir cette homme qui fait ce qui peut avec se qu'il a, mon avis ai personnel et humain; je pense qu'il bouge beaucoup plus que les autres, qui se son bien rempli les poches, mes les gens son tellement presser qu'il ne lui laisse meme pas le temp de remettre tous en place, cela ne fait que deux ans et voilà le non respect et injures qui s'instale, lamentable, ce qui le salice, j'aimerais bien les y voir, à cette place; moi je parle de humain honnétè, sincérè et serieur, celui qui prends son métier à coeur, il faut le laisse un peut tranquille je crois, car je trouve cela injuste, toute cette acharnement inutille: attender la fin de son mandat avant de le jugée connement: océane"

Pas mieux.

Merci Océane.

Sinon, je peux vous demander quelque chose ?

Qu'est-ce-qui a changé pour vous depuis 2 ans ?

Pour ma part depuis 2007,

- je suis devenue végétarienne tendance anorexique, écolo-bobo plus à une contradiction près,

- je n'ai toujours pas attrapé la grippe mais....j'entretiens avec soin et une pointe de délectation ma sarkoze obsessionnelle,

- je vis avec un Duguesclin new generation, skateur fou le week-end et emmerdeur devant l'éternelpréférédesamère le reste de la semaine,

- parfois je lis le Figaro,

- je sais que ce n'est pas si triste et douloureux d'être là,

- j'ai grillé pas mal de mes neurones demain j'arrête promis, perdu quelques illusions et finalement beaucoup gagné en légèreté 

et après Bashung est mort.

Voilà, c'est tout.

Ou presque....

Et tout comme Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, je dis moi aussi que " augmenter les impôts serait une absurdité !!!!"

En cette belle journée de printemps, je vous embrasse....

"Mes ambitions personnelles sont assouvies, je n'ai plus que des ambitions collectives."

Nicolas S.
Pas mieux. 

 

 

03 mai 2009

Dimanche 14h40 - cogitation, cogitation

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Il a crée, une des premières Scop française, (1 voix, 1 salarié), il y croyait dur comme fer, un idéaliste mon père, le pouvoir aux travailleurs il disait, en souvenir du sien, ouvrier sur les docks de Marseille.

Quelques trente années, 35 heures Martine AUbry, gros pépins essuyés et beaucoup d'argent perdu et gagné plus tard, il n'y croit plus.

Du tout.

Il s'est acheté une voiture avec pleins de chevaux, ne lui reste plus que 3 points sur son permis, sa grosse montre lui donne l'heure au micro de seconde près, ses chemises sont coupées au poil près et il me dit

-il s'en foutent de l'entreprise, ce qu'ils veulent c'est la paye à la fin du mois et puis c'est tout, ça sert à rien une Scop, utopie.... "

Depuis son départ à la retraite, il a le sentiment de s'être battu tout seul pour la survie de la société qu'il avait crée avec eux. Il espérait un soutien, il pense ne jamais l'avoir reçu, sans doute il exagère, mais c'est son ressenti de vieil homme fatigué (et amer) après toutes ces années de coopérative ouvrière de production.

il me dit "si c'était à refaire, je ne le referais plus".

Il était de gauche, il est (re)tourné à droite. Il est devenu Sarko-compatible.

Depuis, nous nous engueulons souvent et très fort.

Je suis pour la mixité sociale, j'en rêve du haut de mon quartier de bobos-bourges,

mais voilà.....une fois sur place, les deux pieds dans le concret et un beau projet de logements dits "sociaux" sous le bras, je mesure mon impuissance, je ne pourrais jamais obliger des gens qui ne le désirent pas (plus), à vivre ensembles. Jamais, c'est comme ça.

Dans ce quartier populaire et vivant, à quelques minutes, à vol d'oiseau, du mien, tout est devenu si différent.

Nous sommes si proches, géographiquement, humainement  et pourtant, j'ai le sentiment d'un océan entre nous.

Toutes ces jeunes femmes voilées que je croise et que je ne comprends pas, j'ai envie de leur demander,

-pourquoi, pourquoi tu acceptes de te soumettre ? (A ton dieu, aux hommes)

Et puis je ne le fais pas,

je sais ce qu'elle me répondrait et elle aurait sans doute raison. 

Cela ne me regarde pas, c'est sa vie....

Ce bar vide de femmes où je n'ose pas entrer pour demander un café, ce monsieur très gentil mais qui refuse de me serrer la main, cette piscine ouverte, un jour par semaine, aux femmes uniquement ; ce monde qui est le mien mais qui ne l'est presque plus parfois. Pas toujours. 

Je remonte chez moi, l'océan se reforme dans mon dos....

Mon fils me dit que je suis ridicule et que je devrais m'en foutre.

- Elles sont libres ces minettes, elles font ce qu'elles veulent après tout. Elles ont leur destin et toutes les clés de l'indépendance entre les mains. Elles préfèrent les rendre ?

Tant pis pour elles. Arrête de vouloir le "bonheur" des gens malgré eux. Peut-être qu'elles sont heureuses comme cela ? -

Mais je ne veux pas leur bonheur, tu as raison je m'en fous de leur bonheur, je ne suis qu'une égoïste au fond.

Je veux juste continuer à vivre dans un pays laïque, résolument laïque et je n'ai pas envie de m'habituer et me dire un beau matin "c'est comme ça maintenant".

Je ne veux pas de cette radicalisation des religions, de toutes les religions et que je vois grandir partout dans le monde. 

J'ai peur que l'on me dise que je suis raciste, que je fais des raccourcis, que je ne veux rien comprendre ni entendre....

La vérité est que je ne crois pas en dieu, aucun dieu, dieu m'emmerde et m'insupporte, parfois même, très tard dans la nuit, je ne crois plus en rien et j'en ai marre que les autres m'emmerdent avec leurs croyances.

.....

Hier soir, j'ai entendu, de la bouche d' EUgène Saccomano (journaliste sportif et écrivain), dans l'émission de Laurent Ruquier

" j'ai peur que la France "se berlusconise". 

Merde, si même Eugène le dit....

moi aussi j'ai peur que nous basculions dans une société à la Berlusconi et que je finisse par me dire là aussi,

- c'est comme ça, on n'y peux rien

 Regarde Carla maintenat et voit dans quelques années, elle ressemblera à la femme de Berlusconi.

 Je ne suis pas riche, je ne suis pas pauvre, juste je n'ai pas (trop) de problèmes de fins de mois, alors je suis sans doute riche....le patron c'est moi, je suis mon patron et je ne veux pas  me séquestrer :),

et ce matin je ne sais plus où est ma place, c'est quoi "être de gauche" ? quelle est ma légitimité à le revendiquer ici et là ?

Gilles Deleuze disait "être de gauche, c'est percevoir le monde d'abord". Mais oui bien sûr....

j'ai envie de continuer à percevoir le monde d'abord,

le cul entre deux chaises.

Mais de gauche.

Ou pas.

Spécial dédicace à ma copine Marie Laure et à Monsieur Goux sans qui je serais toujours en train de m'arracher les cuticules de doigts de pieds...

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